Interview de Pauline LE BELLEC

* photo réalisée par la photographe Lara Ayvazoglu

Interview de Pauline LE BELLEC, ancienne salarié de LIBEGAF…

-Présentez vous en quelques mots…

Pauline Le Bellec, j'ai 31 ans je vis à présent en Bretagne dans la région lorientaise. Mon parcours de formation s'axe autour de la communication, des lettres et de la sociologie. Mon parcours professionnel, quant à lui, est le fruit de hasards, de renoncements, de rencontres, d'hésitations et d'opportunités.

J'ai exercé des métiers variés qui m'ont menée auprès de publics multiples. J'ai voyagé un peu. Et tout cela me donne envie d'aller aujourd'hui vers la création d'une activité pour plus d'autonomie, d'indépendance et de cohérence avec mes aspirations.

-Comment avez vu connu LIBEGAF?

J'ai connu Libegaf en 2010.

A l'époque, je cherchais à travailler dans le secteur social, notamment l'insertion de personnes. Une offre de poste est sortie, j'ai postulé et ai rejoint l'aventure Libegaf.

-Quel était votre fonction?

Durant ces quelques mois chez Libegaf en contrat unique d'insertion, j'ai réalisé des tâches très variées. C'est d'ailleurs ce qui me plaisait. Le poste était mi-terrain mi- administratif. En binôme, nous réalisions des prestations d'accompagnement pour les personnes en situation de précarité sociale ou financière. Nous aidions les bénéficiaires dans la gestion de leurs documents administratifs et les accompagnions dans leur rendez-vous (logement, pôle emploi, surendettement...). Nous intervenions également au sein d'antenne d'accueil de jour du Secours catholique. J'ai par ailleurs participé à des actions de communication (événementiel ou rédaction de contenus). Une expérience variée qui a su rester gravée en moi.

-Que retenez vous de cette expérience professionnelle?

Libegaf m'a apporté une expérience professionnelle intéressante. La pluralité des tâches a permis de développer polyvalence et capacité d'adaptation. Au delà de ça, Libegaf a été une expérience humaine enrichissante. Les personnes accompagnées, souvent en grande précarité, avaient toujours des tranches de vie et des parcours intéressants. Ces rencontres ont permis une ouverture et une tolérance à des publics fragilisés. Je crois d'ailleurs que ça a catalysé mon envie d'aller voir comment les gens vivent ailleurs, un moteur qui anime désormais ma soif de voyages. Par dessus tout, je retiens la confiance que Jean-François Aubert plaçait en nous. Sa façon de croire au potentiel de chacun est une belle façon d'encourager les initiatives individuelles.

-Que faites vous maintenant?

Lorsque j'ai quitté Libegaf, je me suis tournée vers l'animation socioculturelle. J'avais durant mes congés effectué un chantier bénévole au Sénégal qui m'a permis de me rendre compte que le public des enfants me convenait mieux, c'est donc tout naturellement que j'ai rejoint pendant quelques années une commune pour m'occuper des centres de loisirs et temps périscolaires. J'ai ensuite quitté la France durant neuf mois pour réaliser un voyage en solitaire en Indonésie, Sri Lanka, Vietnam et Australie dans le but de créer des guides de voyage pour enfants. A mon retour, j'ai renoncé au stress de la vie parisienne et après quelques tribulations, je me suis installée en Bretagne. Si le cadre de vie est agréable, le marché de l'emploi n'est pas très favorable; il faut donc faire des compromis. J'ai occupé des postes administratifs pour des collectivités et des postes d'accueil et billetterie dans le secteur du tourisme. Aujourd'hui, je ne souhaite plus courir de missions en missions, je souhaite me lancer vers quelque chose qui me permettrait d'allier passions et compétences. Des pistes autour de la photo, de la rédaction de guides de voyages sont à l'étude. Avec un tout prochain cap: l'exploration de la Russie en transsibérien...

03 Avril 2017.